Papa Sarko accueille son petit enesse qui vient de mourir.

Publié le par mycr

La scène se passe au paradis ou en enfer, au choix.  Ça n’a pas d’importance, le résultat est le même. 

Sarko père : Alors mon petit comment était ta vie ? Tu es fier de toi ?  Qu’est-ce que tu as accompli ?

Petit enesse : Eh bé, papa, je suis devenu avocat.

Sarko père : Bien mon fils, tu as su comment faire croire aux gens ce que tu voulais.  Quoi d’autre ?

Petit enesse : Bé, je suis devenu président de la république.

Sarko père
:  Bravo mon fils.  Quel a été ton plus grand résultat ?

Petit enesse : J’ai fait que les Français ne s’intéressent plus qu’aux ragots.

Sarko père : Aux ragouts ?  C’est ton plus grand résultat ?

Petit enesse :  Nan !  Aux ragots.  Gogo.

Sarko père : Ah ! aux ragots !  Tu m’as fait peur.  Et quels ragots ?

Petit enesse
: Des riens.  Des p’ts riens.  Quand je partais en vacances, aux frais de la princesse ou invité par des potes.  Enfin, ceux qui se croyaient des potes. 
- Quand j’invitais des zigotos pour leur refiler de vieilles centrales nucléaires et autres mystères.  Ou quand je me baladais pour en refiler à d’autres dictateurs.  Plus c’était gros, plus ils m’admiraient. 

Sarko père : Tu vendais vraiment ?

Petit enesse : Je disais que j’allais le faire.  Personne n’allait voir si ça s' faisait vraiment, ni si ça rapportait quoi que ce soit ! 

Sarko père
: T’es fort mon p’tit !  Et les hommes politiques, eux ils sont rusés.  Ils ne se sont pas fait avoir.  Qu’est-ce qu’ils faisaient ?  Qu’est-ce qu’ils disaient ?

Petit enesse : J’ai trouvé un bon truc qu’un mec qui aimait l’orange m’a donné. 

Sarko père : Que tu lui as pris plutôt. 

Petit enesse : Nan, nan.  Il en a parlé et j’l’ai arrangé. 

Sarko père : Ah !  tu me rassures.  C’était quoi ? 

Petit enesse : Ben, tu prends tous tes ennemis, tu fais comme si c’était tes meilleurs potes, et tu les rends berzingues en leur faisant faire n’importe quoi. 

Sarko père : Quoi par exemple ?

Petit enesse : Tu leur donnes des ordres contradictoires, tu les fais cavaler partout, tu les montes les uns contre les autres, en faisant semblant de préférer certains et de critiquer d’autres. 

Sarko père : Comme des gamins !

Petit enesse : Ouais !  Encore mieux !  Et en plus j'les faisais s'noter.  La zizanie, j’mettais j’te dis !

Sarko père : Et, tu as été heureux en amour ? 

Petit enesse
: Oh ouais !  J’ai battu le record de Don Juan. 

Sarko père : Pas vrai ?!?

Petit enesse : Si !

Sarko père : Non!  Avec ta tête et ta taille ?

Petit enesse : Ne m’dis pas qu’tu m’as cru ??

Sarko père : Ben, si !

Petit enesse : Ah ! Ah !  J’t’ai eu, toi aussi !

Sarko père qui devient blanc : Et tu es ici maintenant pour l’éternité...

Petit enesse  en se frottant les mains et d’une voix nasillarde : Hi hi hi !  Dieu, (ou « Le diable » selon le premier choix du début du texte) il est où ?

Sarko père : Et dites, le grand là-bas!  Je peux revenir sur terre maintenant qu’ils sont tranquilles ?

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mycr 11/01/2008 12:14

Merci à toutes les deux, oui cela fait du bien de prendre un peu de recul tout en gardant les oreilles dressées!

Cela fait partie de "Ecoute, Solidarité, Action".

Bises.

aliciabx 11/01/2008 11:17

Super sympa, bravo et merci de nous faire sourire.
Comme il est bon de lire cette fraîcheur dans ce monde de brutes.
Amitiés

ciboulette 11/01/2008 10:52

bon, est-ce fini cette maintenance sur over blog pour que je dise bonjour à ma copine ? Cette fois je fais un copié...

Merci pour ton histoire mignonne MYCR... C'est si bon de planer au-dessus du drame en lui faisant un pied de nez....
A bientôt pour de nouvelles histoires, j'espère, ma petite Suisse ! Bise