Albert Cossery, un écrivain éternel

Publié le par mycr

Albert Cossery, quel véritable écrivain!  Quel style! 

Il décrit une Egypte de tous les jours, des ruelles et des chambres de bonnes.  Une Egypte éternelle, attention,  pas celle des pyramides et des temples pharaoniques, mais une Egypte humble et si proche.  Un peu comme la vie dans "L'immeuble Yacoubian" d'Alaa el-Aswani, à la diférence qu'Albert Cossery est pour moi un écrivain hors pair, immortel.  "Les fainéants dans la vallée fertile", "Un complot de saltimbanques", "Les couleurs de l'infamie", "La violence et la dérision", "La maison de la mort certaine", "Les hommes oubliés de Dieu".  Son livre "Mendiants et orgueilleux" a été adapté pour un film du même nom.  Ces titres dans le désordre sont de la vraie et belle littérature.   Celle d'Albert Camus et de Boris Vian dont il était proche. 

Né en Egypte il était francophone et écrivait en français.  Il vivait depuis 60 ans dans une chambre  d'hôtel modeste.  Quel choix de vie.  La culture et la littérature et non l'apparence et la richesse. 


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ciboulette 24/06/2008 12:39

Je comprends qu'il puisse préférer dans une chambre de bonne. Tu sais pourquoi ? C'est marrant, j'en parlais avec un ami écrivain la semaine dernière.... En fait, pour écrire, on a souvent besoin d'être dans un certain état d'urgence, les sens en éveil, l'émotion à fleur de peau.... Et puis si on écrit dans un endroit trop grand, on a l'impression que notre imaginaire prend peur et se sauve ou se disperse, devient translucide... Ecrire dans un endroit confiné est le choix de nombreux écrivains, et à bonne escient je pense.... Et puis, le lieu est important. Quand un lieu convient, il ne faut surtout pas en changer....

mycr 25/06/2008 01:26


Je pense aussi qu'une chambre germanopratine doit favoriser une certaine inspiration.  Nous avons la chance d'en apprécier les résultats.