D’une rive à l’autre de la Méditerranée

Publié le par mycr

Pour une fois je quitte l’Egypte ancienne et moderne pour la Grèce antique.  Un poème de 27.000 vers, l’Iliade et l’Odyssée réunis, pour louer notre héros ?  Non, ce sera plus bref, je ne suis pas Homère. 

Je suis un aède moderne, pas le temps pour de longs banquets, juste quelques instants pour déclamer sur mon blog et quelques autres aussi.  Quatre qualités à notre présent président présidant de près six dons ?  Moins deux.


Ma chère Ciboulette, plume au vent légère et habile m’a envoyé un bébé, un petit Moïse qui essaie de trouver au bord du Nil auprès de Moubarak, le chanceux à la baraka, une filiation de grand homme au rôle historique. 

Ce petit homme m’étonne par sa volonté à faire que son nom soit prononcé constamment au quatre coins du pays et du monde.  Cette constance à tout essayer, quelle que soit la réaction sur le moment et le résultat final, ne le freine pas.  Non, il entreprend tout et n’importe quoi, propose des projets qui peuvent paraître valables et qui tournent en queue de poisson ou de sirène dès que l’on a le dos tourné.  L’important est qu’il soit le centre d’attention de tous et de chacun. Quelle constance !

« Queue de poisson ou de sirène », viens-je d’écrire.  Ciboulette magnifie cette muse qu’est le petit enesse.  Je préfère plutôt l’avatar des muses que sont les sirènes.  Ces sirènes qui attirent Ulysse et ses compagnons pour leur faire oublier par leur chant mélodieux le but de leur voyage et les faire échouer sur leurs rives d’amnésie mortelle.  Comme celui des sirènes, qu’il est beau ton chant Sarko.  Compagnons bouchez-vous les oreilles si vous voulez vivre et continuer votre chemin !


Petit enesse, tu es notre Hermès moderne.  Tu cours de pays en pays, tu voles de bataille en bataille.  J’aime te voir, rapide messager, sauter d’avion en conférences lointaines.  Psst !  Petit !  Ecoute : Hermès avait des ailes aux talons, pas des talonnettes…


Ô grand héros, Achille des temps modernes, guerrier au courage de demi-dieu.  J’aime ton courage.  Mais n’oublie pas que Pâris qui prit Hélène à Ménélas fut celui qui, par Apollon qui changea le cours de la flèche, atteignit ton talon, Achille, seul point vulnérable de ton corps invincible. 

Tu avais offensé Apollon, il ne l’a pas oublié.

Alicia, Bénédicte, à vous…




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l'hippocampe 22/07/2008 13:37

Superbe! Quels dieux vous inspirent ?...
Après l'admiration, le fou-rire en imaginant la déferlement de tics nerveux dont serait pris notre héros en lisant cet hommage.
Un hippocampe bluffé

mycr 24/07/2008 18:14


Votre si aimable commentaire m'honore.



aliciabx 17/07/2008 01:26

Je vais me faire un plaisir, je crois.
De la bonne humeur, excellent.

sixtine 16/07/2008 17:06

Et les visiteuses amies de ton blog te félicitent !
Bravo...quelle inspiration et quelle verve !

ciboulette 16/07/2008 09:53

Ah joli MYCR. Finement ciselé, élégant. Bref, crois-tu qu'il le mérite ?

mycr 16/07/2008 10:28


Les visiteurs amis de o-les-vivants, oui.
:-)