Une jeune égyptienne ose poursuivre en justice son agresseur pour harassement sexuel et gagne

Publié le par mycr

Oui, vous avez bien lu.  C'est une première. 

Une jeune égyptienne a osé poursuivre son agresseur pour harassement sexuel.  Personne dans la rue où cela se passait ne voulait l'aider à traîner son agresseur jusqu'au poste de police.  On la menaçait même.  Seul un jeune couple a accepté de l'aider.  Au poste, les policiers essaient de la dissuader de porter plainte.  Elle tient bon.  Seule contre tous, elle garde courage.  Finalement le procès a eu lieu en octobre 2008.  Elle le gagne.  Son agresseur est condamné à trois ans de prison et à des dommages et intérêts.  C'est une première.  Aucune femme n'avait osé poursuivre en justice son agresseur pour un tel motif. Et en conséquence il n'y avait jamais eu de condamnation pour harassement sexuel en Egypte. 

Voir l'article (en anglais) sur BBC news Middle East :
Egyptian sexual harasseur jailed.

Bravo!  Cela fera peut-être changer l'attitude de beaucoup d'Egyptiens vis à vis des femmes dans la rue.  Du moins peut-on l'espérer.

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GuillaumeD 31/10/2008 13:27

merci de l'info, très intéressante et surtout très importante.

Un détail : "harrassement" est un anglicisme ou alors un faux-ami, le terme est "harcèlement" ... vive la langue française! ;-)

mycr 31/10/2008 16:13


Merci de votre commentaire.  C'est une étape importante et pour la justice égyptienne et pour l'histoire des femmes en Egypte aujourd'hui. 
Et aussi pour la remarque linguistique. Vous avez parfaitement raison. J'aurai dû écrire harcèlement.  Je trouvais harassement bizarre, mais vivant et travaillant entre trois langues et
parfois plus, j'en perds mon français... Merci.


ciboulette 31/10/2008 10:33

oui c'est une victoire et j'espère que les machos ne viendront pas l'entacher en la menaçant ou autre joyeuseté inavouable.... Bravo, bravo !

mycr 31/10/2008 16:15


Tu mets le doigt sur le point fragile de l'histoire.  La mère de la jeune femme essaie de la garder à la maison, au moins quelques jours, le temps que l'histoire passe un peu du devant de
l'actualité et que les vagues qu'elle a suscitées se calment...