Les sept fées pour le printemps des poètes

Publié le par mycr

Le printemps des poètes, c'est aussi le printemps de la poésie au printemps de l'humanité.

J'ai choisi un poème de l'Egypte ancienne, un texte de plus de 3000 ans.  La protection de l'enfant, de la vie future peut-elle se faire par la musique?  Si les sept Hathors, sept déesses, nos "fées modernes" se penchent sur le berceau alors l'espoir peut  naître.



Le chant des sept Hathors

Nous voulons jouer du tambourin pour ton ka,
Nous voulons danser pour ta majesté,
Nous voulons t’exalter aussi haut qu’est le ciel,
Car tu es la maîtresse des sistres-sekhem, de la menat, et du sistre-seshesh,
La maîtresse de musique qu’on fait à son ka.

Nous voulons adorer ta majesté quotidiennement,
Du soir jusqu’à l’aube.
Nous voulons frapper sur le tambourin devant toi,
Dame de Iat-dit,
Nous voulons te louer avec des chants,
Car tu es la maîtresse de jubilation, la dame de danse,
La maîtresse de musique, la dame de la harpe,
La maîtresse de danse, la dame qui tresse la couronne,
La maîtresse de l’encens, la dame des déhanchements.

Nous voulons exalter ta majesté,
Nous voulons donner des louanges devant toi,
Nous voulons exalter ta puissance,
Plus que (celles) des dieux et des déesses,
Car tu es la maîtresse d’adorations,
La dame de la bibliothèque,
Seshat, la grande, qui préside à la resserre des manuscrits.

Nous voulons satisfaire ta majesté chaque jour,
De manière que ton cœur exulte d’entendre nos propos,
Nous nous réjouissons de te voir,
Jour et nuit, jour et nuit,
Nous voulons faire battre notre cœur de voir la Blanche,
Car tu es la maîtresse du diadème, la dame de la danse,
Maîtresse de l’ivresse sans fin.

Nous exultons devant toi,
Nous faisons de la musique pour ton ka,
Ton cœur est réjoui de notre activité. 


Pascal Vernus, Chants d’amour de l’Egypte antique, Imprimerie nationale, 1992, p. 125-126. 

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