Sauf des mouchards et des gendarmes,
On ne voit plus par les chemins,
Que des vieillards tristes en larmes,
Des veuves et des orphelins.
Paris suinte la misère,
Les heureux mêmes sont tremblants.
La mode est aux conseils de guerre,
Et les pavés sont tous sanglants.
- Refrain :
Oui mais !
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare ! à la revanche
Quand tous les pauvres s’y mettront.
Quand tous les pauvres s’y mettront.
Les journaux de l’ex-préfecture
Les flibustiers, les gens tarés,
Les parvenus par l’aventure,
Les complaisants, les décorés
Gens de Bourse et de coin de rues,
Amants de filles au rebut,
Grouillent comme un tas de verrues,
Sur les cadavres des vaincus.
Il y a d'autres couplets encore.
Ce n'est pas si démodé que cela.
Il s'agit de "La semaine sanglante", chanson de Jean-Baptiste Clément écrite en 1871 à la fin de la Commune de Paris. J.-B. Clément est aussi l'auteur de l'autre chanson bien plus connue "Le temps des Cerises",
J'étais en train de manger des cerises quand la chanson m'est venue à l'esprit.
Le groupe "Les amis D'ta femme" ont repris cette chanson en 2003 dans leur album "Noir et rouge aussi un peu".